12 oct 2009 : Rectification du rectum :
je crois finalemnt que j'ai envie de virer cet article. je me la pète, je suis prof? j'ai donné une année de cours, courant après la réussite de mes élèves privilégiés, des petits bourges tout
mignons, elle lutte face à des petits loups, habitués à se pousser dans les escaliers, déjà se prévenant du passage du prof pour que la baston cesse, c'est qui ce moi qui se la raconte Gérard
Klein, einstein de l'education,...C'est qui?
Un connard qui vit sa vie par le biais de la réécriture de sa vie. romancer son autofiction quoi de mieux pour devenir le héros sans borne de ma petite vie morne? On peut changer tout ça, non? faut
que ça ait du goùt ce blog
aujourd'hui, j'ai pris la classe d'une NT1, celle qui jouxte la salle des profs, celle d'où j'entends depuis plus d'une semaine la pauvre blondinette s'arracher les cordes vocales, refiler mille
punitions de plus en plus gigantesques, de plus en plus inutiles...
Sa classe la lasse, elle rentre dans la salle des profs en s'en plaignant, à l'écouter tous sont des abrutis et des chieurs.
Depuis une semaine elle a instauré le sifflet dans la classe pour tenter de retrouver sa voix et du silence. Pour moi c'est le signe d'une capitualtion. pourquoi pas le haut-parleur?
Je ne la critique pas, je crois que j'ai vécu la même chose au début de ma carriere. Fort heureseuement, ce n'était qu'un stage, 3 semaines. Apres on a le temps de rpendre du recul et de se dire
qu'on s'en sortira peut etre mieux une prochaine fois.
Elle c'est à l'année.
Elle va durant une année entiere devoir lutter contre cette pente dans laquelle sa classe et elle se sont embarqués.
et donc me voila, jeudi à la remplacer, elle aprtie pour un enterremment, prévu, ne m'a rien laissé à leur faire faire. je me retrouve dans la peau du vrai remplaçant, celui qui découvre une classe
et qui doit organise sa journée au pifomètre, genre euh bon, ben les gars vous en etes où en maths?
Sauf que dans une classe comme ça, pas le temps de s'interroger. le moindre vacillement, la moindre incertitude, genre, je vais vers le tableau, puis je reviens, j'ai l'air perdu, peut être le
signe d'une hallali, d'une journée pourrie. On arrive on apsse la porte, on regarde la classe, on laisse les élèves sur le palier, on les voit faire les abrutis, on leur gueule un bon coup dessus
histoire de faire comprendre qu'on 'est pas "le gentil remplaçant qu'ils ont pouvoir gentimment démonter pendant un journée", on les fait rentrer en regardant loin derriere eux avec un air de "je
m'en laisserai pas conter". puis on voit que sur le burau rien n'est pr^t alors on imrpovise.
oui, faire classe comme on fait le con sur scène avec une trompette, en espérant que ça amrche.
"ouvrez vos cahiers, dictée", cris, renaclements, hésitations, puis abandon, "ah merde, en somme avec lui on va pas s'amuser"...
je leur lis le début d'une "histoire pressée "de bernard friot (apparemment un mec connu dans la litterature de jeunesse")... Puis, quand la dictée est finir, corrigée, que j'ai enguirlandé les
deux trois qui aprlent sans pemission, que le silence semble clair, propre, je me permets dès 9H15, seuls les profs se rendront compte de la folie suicidaire du truc , quant à peine n'autorité est
installée et le climat serein, de leur lire la fin de l'hsitoire, en la surjouant, en les faisant rire, parce que c'eest une histoire drole... Putain, quel bonheur, que cette journée. j'ai pris sa
classe et je l'ai menée avec poigne. j'ai réussi à les faire travailler et à prendre aussi du plaisir. j'ai réussi à créer un climat de classe sympa, bon enfant, et studieux... un signe qui ne
trompe aps c'est le "avec vous c'est bien maître" d'un des élèves. "la maîtresse elle est toujorus enervée"... je la ménage en lui disant qu'en ce moment la maitresse a des raisons personnelles
d'etre stressée, même si je sais bien que le fond du problème, c''est aps l'enterremment de son grand père, mais son inexperience totale en matiere de gestion humaine...